Les jeux n’ont pas pour seule fonction de distraire les enfants, de les occuper, de les amuser. Ils participent à la socialisation de l’enfant c’est-à-dire à l’intériorisation des valeurs et des normes d’une collectivité donnée. Les poupées sont ainsi à la fois un support d’identification de la petite fille au genre féminin, et un moyen d’intégrer les manières de faire, d’être, d’agir propre à son genre.
La poupée Barbie s’adapte ainsi à la figure moderne de la féminité. On trouve désormais des poupées “actives” du point de vue professionnel, et même sa demeure change (voir l’article du Monde). Mais cette poupée est considérée par certains pays musulmans comme un vecteur de l’occidentalisation de leur société. Aussi, pour résister à cette inculcation indirecte des idéaux étrangers à leurs enfants, une poupée plus conforme à leur modèle féminin a été créée en 2003 par une société syrienne. Elle s’appelle Fulla, elle est de type méditerranéenne et porte un voile. Mais la différence ne tient pas qu’à cet aspect extérieur. Il est également dans les rapports entre individus. Fulla n’a pas de petit ami comme Barbie, mais des amies et des frères. Les filles sont donc amenées à inventer des rapports amicaux plutôt qu’amoureux. Enfin, Fulla peut être professeur ou médecin, deux métiers qui vont dans le sens des qualités féminines d’épouse et de mère : enseigner et soigner.
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Sources : l’article de L’Expansion, “Une Barbie islamiquement correcte” et “Fulla est à la fête” sur afric.com.







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